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Le silence en supervision Nadine Bourneix PCC Executive Coach CSA Supervisor

 J’aime le silence et toute la densité qu’il véhicule. J’aime écouter ses non-sonorités et l’écho de tous ses non-dits. Je m’incline devant la puissance subtile de ses messages.

« Dans le vie quotidienne ordinaire, le silence est quelque chose qui n’intéresse personne. On considère plus important de réfléchir, de créer, de faire des choses _ autrement dit, de « remplir » le silence. En général nous écoutons un son, de la musique, des paroles, mais pensons que dans le silence il n’y a rien à écouter. Et quand personne ne sait quoi dire dans une réunion, les gens sont gênés, le silence met mal à l’aise » ( A. Sumedho, 1994, Le Son du Silence, Entretien à Amaravati).

 

Il peut donc sembler paradoxal de vouloir parler du silence. Mais le silence dont il est question ici n’est pas une absence de pensée, de mots ou de bruits. Ce silence est la substance même de l’univers et englobe le tout. Il est un espace vide qui ne peut être atteint comme un objet. Toujours présent, il n’y a rien de particulier à faire pour le trouver.

Celui qui le cherche est l’obstacle car le silence est ce que nous sommes. C’est un autre mot pour dire la conscience. Plus le silence croit en nous, plus la conscience se déploie, s’élargit, occupe la place prise par le mental. Chacun de nos actes est alors éclairé par la lumière de la conscience.

En supervision, cette qualité de silence permet d’isoler les bruits qui viennent de nous- même et d’écouter le champ émotionnel de la relation. Ce silence engendre une disponibilité à l’autre et invite le supervisé dans l’état du moment présent, avec évidence. Il est un réceptacle où l’autre mène sa propre danse, en toute liberté, dans le respect et la confiance de ce qui est, juste ici et maintenant.

De même qu’il faut faire silence dans le monde physique si l’on veut entendre clairement les bruits environnants, de même faut-il faire silence dans sa pensée si l’on veut écouter l’autre de manière à l’entendre. L’écoute devient alors réceptive et non émissive.

“C’est cette compréhension du silence comme activité intellectuelle, comme exercice spirituel et comme valeur mystique, que visent les pratiques philosophiques et initiatiques, respectivement portées par les traditions pythagoriciennes et orphiques. Platon, par exemple, en héritier de Pythagore, recommande le dialogue silencieux de l’âme avec elle-même” (N. Go, 2003, Silence, écoute et simplicité des philosophes : une thérapeutique joyeuse).

Ainsi, tous les êtres sont-ils capables de laisser croître en eux le silence. Pour ma part je l’apprivoise et le tiens dans l’espace comme on tiendrait un nuage au creux de ses bras…

® 2016, Textes et droits réservés, N. Bourneix (extraits)

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